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Blocage des plateformes de réseaux sociaux au Sénégal: Paradigm Initiative se prononce



Paradigm Initiative (PIN), un leader panafricain des droits numériques et de l’inclusion digitale, appelle le gouvernement sénégalais à rétablir immédiatement Internet et les plateformes de réseaux sociaux dans le pays.


Cela fait suite à de multiples violations des droits numériques et de la confidentialité des données des citoyens sénégalais au cours des derniers mois, la dernière en date étant le 1er juin 2023.

En tant qu’une organisation panafricaine, nous sommes peinés de voir la dégradation de la démocratie et des droits de l’homme dans des pays considérés comme des modèles en matière de consolidation de la paix et de justice politique sur le continent. Nous espérons que les institutions et la société civile sénégalaises agiront pour restaurer les droits des citoyens à utiliser Internet pour le meilleur.

Parmi les incidents que nous pouvons citer : l’interruption de Telegram, Twitter et autres plateformes de réseaux sociaux, l’utilisation par la police de données provenant de sources non officielles (comme Anita TV) mettant en danger la vie d’individus et la censure ciblée des médias comme la coupure du signal de Walf TV.

Même si beaucoup pensent qu’il ne s’agit que d’une question politique, il s’agit davantage d’une question de droits de l’homme. Les arrestations illégales de jeunes et d’opposants politiques, ainsi que la censure constituent des infractions de droits de l’homme.


Le Sénégal, tout en ayant conservé la réputation d’être l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest, connaît ces dernières années une longue série de violations des droits de l’homme.


En 2021, suite à des manifestations, les plateformes de réseaux sociaux ont été bloquéesd’accès pendant plusieurs heures. Plusieurs réseaux ont détecté des interruptions d’Internet et une panne de réseau social.

Les jeunes ont de plus en plus utilisé les réseaux sociaux pour exprimer leurs préoccupations et demander justice dans le pays. Ces plateformes sont perçues comme un outil de dissidence et une menace pour l’intégrité des institutions gouvernementales.


Avant les élections présidentielles de 2024, de multiples émeutes et troubles civils ont été constatés, plus encore au cours des deux dernières années. Les réseaux sociaux ont joué un rôle énorme dans la transmission d’informations, étant donné que les principales chaînes de télévision et de radio n’ont pas suffisamment rapporté les événements et les nouvelles par crainte de voir leurs activités suspendues.

Les pannes délibérées d’Internet dans le monde coûtent chaque année des milliards de dollars à l’économie mondiale. Les coupures d’Internet par les gouvernements ont coûté USD42,5 milliards depuis 2019.


Nous appelons en outre le gouvernement sénégalais à faire ce qui suit :


  • Mettre immédiatement un terme à la transmission de fausses informations et à la promotion de la violence par les partisans du gouvernement et de l’opposition.


  • Assurer la sécurité numérique des médias et des journalistes qui rapportent des nouvelles impartiales sur les événements actuels au Sénégal.


  • Promouvoir la liberté d’expression en libérant les jeunes qui ont été emprisonnés illégalement sur la base du partage d’informations qui ne se sont pas avérées être de la désinformation ou de la mésinformation dans le cadre d’une procédure régulière.


Créer un comité composé de représentants du gouvernement et de la société civile pour s’assurer que ces perturbations ne se reproduisent plus pendant les élections.

Ordonner que les fournisseurs de réseau offrent une connexion Internet transparente et rapide aux citoyens.


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