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Rapport – Renforcer la protection des données personnelles : Les recommandations de ProDP-Africa


Le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs-Afrique/diaspora (Laspad) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis a publié un nouveau rapport dans le cadre de son projet de recherche sur la protection des données personnelles en Afrique (ProDP Africa). Ce rapport examine le cadre juridique et institutionnel actuel de la protection des données personnelles, révélant des insuffisances dans la maîtrise des usages de ces données en Afrique. Laspad vise à renforcer la connaissance et les compétences en proposant des recommandations pour améliorer le cadre juridique et anticiper les défis à venir.


Par Ousmane SOW – Le secteur numérique évolue rapidement, souvent plus vite que les cadres juridiques et réglementaires, rendant certaines dispositions rapidement obsolètes. Rien de la vie humaine n’échappe à la numérisation, poussant certains États à réglementer l’usage des données personnelles. Au Sénégal, l'État a modernisé la loi sur les données personnelles en 2018 avec la Loi sur la protection des données à caractère personnel (Lcdp) et la création de la Commission des données personnelles (Cdp). Cependant, le secteur reste dynamique, en raison du développement et de l'usage généralisé des technologies numériques. Le rapport du Laspad, sur 94 pages, analyse les opportunités et risques politiques, sociaux, culturels et juridiques des données personnelles.


Mame Penda Ba, directrice du Laspad, explique que l'étude a identifié les risques non pris en charge par le cadre juridique actuel, formulant des recommandations pour maîtriser les enjeux, améliorer le cadre juridique, et anticiper les défis futurs. Le rapport, intitulé «Renforcer la protection des données personnelles en Afrique : vers un système harmonisé et efficient», met en lumière des insuffisances dans la maîtrise des usages des données personnelles et la performance des institutions responsables. Les résultats visent à faciliter la prise de décisions et la mise en œuvre de nouvelles mesures de régulation des données personnelles au Sénégal.


Cette recherche multidisciplinaire a cartographié les acteurs du secteur et produit des données probantes. Le rapport fait partie d’une série visant à contribuer aux réflexions et actions pour renforcer les systèmes de protection des données personnelles en Afrique.


Depuis 2008, le Sénégal a initié la régulation des données personnelles pour protéger les droits fondamentaux des individus. Le rapport du Laspad souligne que les progrès technologiques rapides entraînent de nouveaux usages et risques pour les données personnelles, nécessitant une réévaluation continue de leur protection. Le rapport cherche à comprendre les influences sur les politiques nationales de gouvernance des données personnelles, et Mme Ba indique que cette étape aidera à identifier les mérites à renforcer et les insuffisances à corriger.



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